Larnagol – Lot (46)

Maîtrise d’ouvrage :
Particulier
Maîtrise d’oeuvre & plantation :
Atelier Saut-de-loup
Phase 1 terminée :
2014
Phase 2 :
En cours

2014

Parc de Larnagol Les jardins suspendus Patrimoine

http://vimeo.com/259357911

PHASE 1 - L’ANALYSE DU SITE

Niché entre deux collines calcaires, le domaine de Larnagol est un ensemble historique original, datant du Moyen Age et remodelé au cours des siècles. Le château est aussi l’ancienne propriété de Raymond Subes, célèbre ferronnier d’art parisien, qui s’y installa au début du XXème siècle.

Le parc de Larnagol présente deux visages :

  • Proche de château, les espaces sont séparés les uns des autres mais directement reliés aux pièces de vie,
  • De l’autre côté du chemin communal, et accessible par un pontet, le parc se décline en terrasses suspendues jusqu’à un ensemble remarquable de bassins au sommet du domaine, qui captent les eaux de sources de la colline et offrent une vue imprenable sur le Lot et sa vallée.
  • Le projet prend en compte l’ambition des propriétaires d’ouvrir le domaine au public. Pour cela, le parc doit être accessible aux personnes à mobilité réduite. Les espaces conçus s’adaptent donc à des impératifs réglementaires (pente, dimensionnement et de revêtement des allées, choix d’une végétation odorante...)
  • La gestion est aussi au cœur de la problématique Il est impératif d’inventer un mode d’entretien économe et pratique, pour que le parc de Larnagol devienne un espace durable.
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      Plan de situation du domaine, trait d’union de la colline et du village de Larnagol

PHASE 2 - LE CONCEPT

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      Plan masse du projet.

Le projet propose :

  • d’ouvrir le potager pour souligner l’axe principal du parc, et relier ainsi visuellement le château et les bassins suspendus.
  • de créer sur le belvédère un jardin en hommage aux arabesques de Raymond Subes, l’ancien propriétaire des lieux,
  • de mêler sur la première terrasse un jardin de vivaces et une roseraie à un espace d’exposition artistique. Le projet s’appuie aussi sur la topographie originale du site pour ménager des points de vue multiples sur le paysage...
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      Le potager souligne désormais l’axe principal du parc, reliant le parvis du château aux bassins suspendus.
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      Sur le belvédère, les volutes de Subes rendent hommage au ferronnier, ancien propriétaire du domaine.
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      Les oeuvres d’art surgiront des broderies de vivaces, épais massifs quadrillés de discrètes allées d’entretien.

PHASE 3 - L’IMPLANTATION DU PROJET

L’implantation permet d’ajuster le projet conçu en atelier à la réalité du terrain.
Ainsi, les clients et le paysagiste peuvent discuter de façon constructive et améliorer sur place, concrètement, le projet dessiné.

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      Pour l’implantation du projet : des piquets, de la rubalise et des bombes de chantier.
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      La rubalise dessine les broderies de vivaces et rend compte de leur emprise dans le parc.

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PHASE 4 - LE CHANTIER

Le belvédère :

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      Etat existant : un bassin flottant au milieu du belvédère, une vieille pergola trop basse, et la vue magnifique.
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      Chantier : Implantation du projet sur site.
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      Les massifs en broderies raccrochent le bassin au jardin, et créent des cheminements en périphérie. Les pergolas plus hautes, offrent des ouvertures sur le village et la vallée.
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      Plantation du jardin du belvédère : Tulbaghias, armoises et buis.

Le potager :

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      Etat initial : Un espace cachant le reste du parc, sans structure et inaccessible aux personnes handicapées.
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      Chantier : La création des bacs de culture en acier tressé.
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      Le potager : La série de bacs de culture valorise la perspective principale vers les bassins.
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ECONOMIE DE MOYENS :

Les buis qui composent l’essentiel du belvédère sont récoltés dans les collines, les pergolas du potager sont confectionnées avec les acacias (Robinia pseudo-acacia) récupérés après un chantier d’entretien des lignes à hautes tensions près du village.

BRODERIES DE VIVACES :

Le projet implique non seulement de choisir des espèces adaptées aux conditions naturelles (A ce titre, les vivaces choisies sont frugales et peu exigeantes en eau), mais aussi d’instaurer une gestion simplifiée des espaces créés.

- L’association végétale proposée nécessite un entretien limité, beaucoup moins contraignant que des massifs composés de vivaces à entretien particulier.
Là, une fauche annuelle à la fin de l’hiver, couplée à la coupe ponctuelle des grandes vivaces qui auront fané à l’intérieur des massifs résume cette gestion extensive.

- Certaines vivaces, même desséchées, restent belles. Elles peuvent être laissées sur pied durant tout l’hiver, formant des portes graines qui assureront la propagation de l’espèce l’année suivante.
Ainsi, la gestion laisse une part d’imprévu, une liberté de mouvement des plantes au sein même du massif et ailleurs dans le parc, une acceptation de la plante vagabonde qui vient enrichir la palette mise en place.

- En limitant la main d’oeuvre, en réutilisant la matière fanée pour pailler et enrichir les massifs, en invitant la nature à apporter sa patte à l’aménagement, notre démarche s’inscrit pleinement dans une gestion économe et pratique, une gestion presque paysanne de l’espace.

- De plus, ces massifs fleuris produisent moins de CO2 qu’une surface enherbée, qui nécessite, pour rester rase, l’usage continu d’appareils de tonte à essence. Limiter les surfaces enherbées revient à économiser la ressource.

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